13.11.2007
Lepage doute du Modem et de Bayrou
Pour la présidente de Cap 21, les statuts du Modem donnent au président du parti tous les pouvoirs tandis que la question du développement durable est sous-traitée. Un risque, selon elle, de décevoir de nombreux militants.
Corinne Lepage : J'ai participé à deux réunions auxquelles François Bayrou m'a très correctement conviée. Ce que j'ai dit c'est que ce qui en était sorti n'était pas ce sur quoi nous nous étions mis d'accord au cours de ces réunions. En réalité, les statuts qui en sont sortis, tout du moins le projet de statut, est un quasi copié-collé des statuts de l'UDF. Nous sommes très enthousiastes, et ce depuis le début, dans la création du Modem parce que nous pensons qu'un mouvement démocrate pourrait être quelque chose de profondément révolutionnaire, au sens le plus noble du terme, dans la vie politique française, en tant qu'il serait un vrai mouvement démocratique. Mais nous pensons qu'on ne peut pas exiger de promouvoir la démocratie à l'extérieur si on ne commence pas par s'appliquer à soi-même les règles démocratiques. Dans un parti politique, pour nous, les règles démocratiques ça veut dire utiliser au maximum le système de l'élection.
Pourquoi, à votre avis, y'a-t-il eu ce virage par rapport à l'intention de départ du Mouvement démocrate ?
La situation de François Bayrou n'est pas facile, il essaie de contenter un peu tout le monde. Il y a des pressions très fortes des anciens UDF qui, visiblement, accepteraient que l'UDF disparaisse, tout simplement parce qu'ils ont obtenu de pouvoir rester très largement aux commandes. Et nous le voyons dans plusieurs villes de France : il y en a où ça se passe très bien, je pense par exemple à Nantes. Il y en a d'autres, en revanche, où les Modem et Cap 21 ont beaucoup de mal à pouvoir participer aux débats qui sont organisés par les anciens UDF.
Est-ce que pour vous cela pourrait être dommageable à l'organisation interne des élections municipales ?
Le Modem a une vraie difficulté, c'est que nous sommes pris par le temps et les statuts que nous construisons, et là je suis d'accord avec François Bayrou, ne peuvent pas s'appliquer aux élections municipales que nous préparons. Il n'en demeure pas moins que ces élections doivent être faites dans un très grand souci de transparence et d'égalité des armes entre tous les adhérents, ce qui ne me paraît pas tout à fait être le cas.
Nous sommes toujours partie prenante à la fondation du Modem mais j'ai reçu un mandat pour participer à la fondation du Modem qui impliquait une autonomie financière et le respect des grandes orientations de notre programme. Cette autonomie financière reposait sur un engagement écrit. Nous avons renoncé, parce que François Bayrou le souhaitait, à un système confédéral, et donc nous sommes d'accord pour un parti unitaire, et je l'ai dit très clairement, mais en revanche ce que nous représentons au sein du Modem, c'est à dire cette image écologique, très grande exigence de collégialité… c'est pour nous la pierre angulaire, notre raison d'y être et c'est la raison d'y être de nombreux militants.
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09.11.2007
Borloo confie une mission à Corinne LEPAGE


Le ministre de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durables, Jean-Louis Borloo, a reçu hier Corinne Lepage, ministre de l’Environnement de Juppé, pour lui confier une mission sur la «gouvernance écologique» dans la perspective de la présidence française de l’Union européenne. Corinne Lepage est avocate, présidente de Cap 21 et partie prenante du Mouvement démocrate (MoDem) de François Bayrou. Elle a notamment participé à la rédaction de l’avant-projet sur les statuts du mouvement. Dès le principe de la mission posé, elle a donc pris soin de souligner que sa participation n’entrait pas «dans le cadre d’une politique d’ouverture». «Ce n’est pas un ralliement politique», a-t-elle précisé, martelant que cela ne changeait «absolument rien» à sa participation au MoDem. Cette mission devra proposer au 15 janvier une «traduction juridique des orientations du “Grenelle de l’environnement” concernant l’information, l’expertise, la responsabilité et l’accès à la justice». Dans un deuxième temps, au 30 mars, il s’agira de faire des «propositions pour la présidence française et sur l’amélioration des conditions de participation des citoyens aux prises de décisions aux niveaux local, régional et national».
Article du Figaro
C. B.
08/11/2007
13:59 Publié dans CAP21 National | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Corinne Lepage, mission, grenelle environnement